-Buju Banton
Buju Banton a émergé sur la scène dancehall dans le début des années 90. A 19 ans, il se fait connaître avec des titres au contenu sexuellement explicites faisant souvent appel à la violence, la controverse va atteindre son paroxisme avec le titre "Boom boom bye bye" appelant à la mort des homosexuels. Cependant Buju Banton ve évoluer vers des textes parlant d'amour et de société, en participant notamment à des actions d'aide des enfants atteints du SIDA. Il va même faire des titres engagés comme "Murderer". Buju Banton a donc une discographie importante représentant l'évolution de cet artiste controversé. Dans une de ces chansons, Buju ne fait pas dans le glamour ni dans la dentelle : Le monde a des ennuis
N'importe quand Buju Banton arrive
Batty boy lève-toi et court
Une bastos dans ta tête man
Dîtes-leur les gars...c'est comme
Boom bye bye, dans la tête d'une tantouze
Le vrai dur n'encourage pas l'homme crade
-Bounty killer
De son vrai nom Rodney Price est né le 12 juin 1972 à Kingston en Jamaïque, il plonge très jeune dans l'univers du sound system...
Bounty Killer est connu pour ses chansons empreintes du certaine violence mais paradoxalement il emploi une partie de ses revenus pour développer les écoles autour de Kingston.
-Beenie Man
Son véritable nom est B. Anthony Moses Davis, il est né le 22 août 1973 à Kingston en Jamaïque. Davis a commencé sa carrière en toastant dès l'âge de cinq ans. Son oncle qui avait joué des percussions pour Jimmy Cliff l'a fortement encouragé. A l'âge de huit ans, il remporte le Teeny Talent Show, ensuite, un DJ de radio Barry G le présente à différents Sounds System, tels que celui de Jammy ou Volcano, auprès desquels il acquiert vite une certaine notoriété !!!
-Capleton
C'est en 1989 que Capleton s'est senti attiré par une carrière musicale, pour lui ce choix lui a été inspiré par Jah. Musicalement, il a été influencé par Bob Marley, Bunny Wailor et Peter Tosh. Aujourd'hui Papa San est son deejay favori car il aime la forme de ses lyriques dont il s'inspire pour créer les siennes. Contrairement à d'autres artistes, Capleton n'a pas mis longtemps à éclater sur la scène reggae. En 1989, Father Star vient juste de retourner en Jamaïque avec son sound-system "African Star" lorsque Capleton établit son premier contact. Alors encore inconnu, il fait son premier voyage à travers le Canada pour un show sur scène avec Ninjaman et Flourgan. La réponse de l'équipe a été bonne et à son retour en Jamaïque il fait son premier 45 tours appelé "Bumbo Red". Ce son devient un grand hit du dancehall et beaucoup d'autres suivirent. Depuis lors Capleton va évoluer musicalement mais également spirituellement. Dans une perpétuelle recherche de sa propre vérité sur son rapport à Dieu et à sa conscience noire. Récemment le projet de Capleton appelé "I-Testament" est un des albums les plus vendus sur le marché. Le son évolue entre Dancehall hardcore et hip-hop avec une touche de R'n'b. Cet album est très ouvert au niveau idéologique, il exprime pour Capleton sa conviction dans le fait que les peuples ne peuvent être gouvernés par les armes, l'argent et les choses matérielles et que l'amour est la clé qui ouvre toutes les portes.
-Anthony B
Anthony B est la personification vivante de " l'Afrikan conscience " dans le reggae actuel. S'inspirant de son héros révolutionnaire Peter Tosh, dans la tradition de Marcus Garvey, Sa musique est engagée. Son parcours passe, comme beaucoup d'autres chanteurs engagés par l'église. Il débute dans la paroisse de Trelawny à Clarks ( paroisse célèbre pour ses combattants héroïques " afrikan " qui ont mis en déroute les militaires anglais. Sa grand-mère et sa mère l'ont immergé dans les techniques de chant de la Jamaïque rurale. Comme Bob Marley, Peter Tosh ou les Maytals, il a perfectionné son chant dans les ch½urs de l'Eglise avant d'entrer dans le monde séculaire. Il va à Portmore en 1988 et rencontre des artistes tels que Méga Banton, Cobra, Wayne's Baby, Grindsman, Professeur Nuts et Little Devon. C'est avec lui, et à force de patience qu'il sort son single " the living is hard " en 1993. Ces enregistrements suivent avec en premier "Repentance time" suivi de ses plus grands hits "Fire for Rome", "Rumour", and "Raid di burn" peu de temps après. Son album "Real Revolutionary" est acclamé en 1996. Fin 1997, son album "universal struggle" fut l'un des meilleurs albums reggae en 1997-1998. Au niveau lyrique, thématique et rythmique cet album englobe la conscience "Afrikan", de plus la clareté musicale telle celle de Peter Tosh y est présente partout. En définitive, il apparaît clairement qu'Anthony B est, à ce jour, un des meilleurs représentant de la musique reggae et de l' "Afrikan conscience" jamaïcaine.
-Sizzla
Beaucoup le voit comme le leader du renouveau du reggaemusic. Mais malgré son succès, l'auteur le plus prolixe de sa génération reste l'emblème du ghetto Jamaïquain.
Sizzla est né de parents rasta qui vivaient dans une communauté à Auguste Town. Il passe son enfance à voir l'explosion du dancehall dans les 80's. mais loin d'adhérer aux thèmes alors à la mode des paroles vulgaires ou de l'appel à la violence, il reste fidèle aux préceptes que lui ont enseignés ses parents. Il pratique le chant et préfère se tourner vers des sujets plus culturels. Sizzla fit ses premières armes en tant que djs au sein du sound-system Caveman hi-fi. C'est en 1995 que sa carrière va véritablement commencer avec sa rencontre avec Bobby Digital. Ce dernier le fait poser sur une série de riddims qui vont permettre à l'artiste de se faire connaître. Parallèlement, il rejoint l'ordre rasta des bobo dreads. La deuxième rencontre qui va faire de Sizzla l'artiste numéro 1 en jamaique est incontestablement celle qu'il fait avec Fatis Burrel. Le patron d'Xterminator va travailler en symbiose totale avec Sizzla et va produire les 2 premiers albums « Burnin up » et « Praise ye jah ». Suivra Black Woman & Child qui reste comme un des albums incontournables dans l'histoire du reggae & du dancehall. Nommé au Mobo Awards en 1998, il ne s'arrêtent plus de sortir des titres et des albums parmi lesquels « Kalonji » ou « Royal Son of Ethiopia ». Si ses tournées sont de véritables succès, elles sont bien courtes et rares. De plus l'artiste entretien de très mauvais rapport avec l'industrie du disque et les médias. Les plus folles rumeurs naîtront de sa quasi-absence d'interview et de reportage. Si certains de ses propos ont été perçus comme raciste, Sizzla est revenu dessus et a tenté de préciser ses pensées. Quoi qu'il en soit, l'artiste continue à travailler et sort presque 4 ou 5 albums par an. Citons « Bobo Asanthi » ou encore « Da real Thingz » où il retrouve Bibby Digital et que vous avez couronné comme meilleur album de l'album, catégorie Nu-roots. Un seul conseille pour tous ceux qui décrient cette artiste. Aller le voir sur scène. En effet Sizzla reste comme un des 2 ou 3 meilleurs showman du dancehall. Ses concerts sont de véritables fêtes où il explique sa pensée entre deux tubes. Et à écouter ses propos, on est rassuré. Si l'homme vient du ghetto, et qu'il a été confronté très tôt à la violence, il reste lucide sur les qualités et défauts de l'homme de manière générale. Black & White unity! ! !
- Vybz Kartel
De son vrai nom Adidja Palmer, Vybz Kartel est actuellement l'un des deejays les plus en vue de Jamaïque. Très jeune, son oncle l'initie à la musique en le faisant écouter des artistes tels que Sam Cooke ou Ninjaman. En grandissant ses goûts vont aller de Bounty Killer à Charlie Chaplin en passant par Papa San, Buju Banton, ou encore le rappeur américain Will Smith. Très tôt il va tenter de percer grâce à des concours et des radios crocher mais malheureusement ses tentatives ne sont pas couronnées de succès. Il continue pourtant à écrire ses textes et sort son premier single à l'âge (tout de même) de 12 ans : « Fat Women » sur le label One Heart. Son pseudo est alors Adi Banton en référence à Buju. Mais le titre est loin d'être un succès. Quatre ans plus tard il forme un crew avec deux potes qu'ils appellent Vybz Cartel. Mais ils se sépareront vite et Adidja gardera le pseudo. Repéré par Bounty Killer himself, c'est pas le premier hein Elephant ?, sa carrière débute réellement à ce moment-là. Il commence en effet à écrire des textes pour le Warlord. On peut citer « High Grade for ever » ou « Warlord rules the world »... Il commence à faire sa route seul en 2001 avec quelques titres dont des combinaisons avec un autre jeune plein de talent Wayne Marshall. Nommé DJ de l'année 2002, il en profite pour poser sur tous les bad riddims de cette époque. Signé par Greensleeves, il sort son premier album « Up 2 di time » en 2003. Le titre est un gimmick qui le caractérise lors de ses shows ou sur ses morceaux. Avec des producteurs comme Don Corléon (Sean Paul, Elephant man), Donovan Bennet, ou Trveor james (50 cent), il s'impose comme le deejay dancehall le plus en vue. Affaire à suivre.
Jah Cure
Jah Cure est un jeune artiste extrêmement talentueux qui mérite qu'on le présente. On ne peut cependant occulter le fait qu'il ait été condamné à 15 ans de prison pour viol et violence ce qu'il a toujours nié et contre quoi ces proches luttent aujourd'hui. Aujourd'hui encore en prison, Jah Cure prépare son troisième album...
Tout avait pourtant bien commencé. Chanteur talentueux, Jah Cure est pris sous l'aide du roi de lovers, Beres Hammond qui croit beaucoup en lui et qui lui propose de produire son album sur son label Harmony House. Né en 1979 à Montego Bay, Siccaturie Alcok (son vrai nom) passe son enfance à Kingston, bercé par Bob Marley, Jacob Miller, Israel Vibrations, Yami Bolo et... Lionel Ritchie qu'il cite souvent dans ses influences. Il commence à écrire ses propres textes pour les chanter. Il évoque la vie du peuple, la nature, la Terre... C'est Capleton qui le surnomme Jah Cure, car il fait partie des Bob Dreads, confrérie rasta à laquelle appartiennent Sizzla, Anthony B, Jah Mason, Determine... Il rencontre un jour Sizzla avec qui il a des affinités et avec qui il enregistre un duo, « Divide and Rule », qui devait être produit par Beres Hammond . Ce dernier sous le charme de la voix de Jah Cure lui propose de bosser avec lui. Le feeling passe tout de suite et il commence à travailler ensemble sur un album.
Mais Jah Cure se fait arrêter à sa grande surprise deux mois avant la sortie de son album. Il est accusé de viol et reconnu coupable. Il est condamné à 15 ans de prison.
Pendant son emprisonnement sortent les magnifiques albums « Free jah Cure » et « Ghetto Life ». les deux sont indispensables et se laissent écouter d'un bout à l'autre ce qui est assez rare pour être remarqué. Citons le magnifique « Love is the only solution », « Try to Live on » produit par Xtreminator, « every song i sing », « Praises », Jah Bless Me ». Autres incontourbales, ses duos avec Jah Mason, : « run come love me tonight » et « Working so hard »... Depuis Jah Cure attend que son procès soit révisé...